Comment mieux communiquer dans son couple ?

Publié par Caroline Gassy le

Quand le dialogue devient difficile

Dans un couple, les tensions naissent rarement d’un seul grand conflit. Ce sont souvent les petits malentendus, les reproches non dits, les émotions accumulées qui finissent par créer une distance. Certaines personnes se plaignent que tout tourne vite à la dispute, d’autres que le silence s’installe et que “plus rien ne passe”.

Sur le plan du corps et du système nerveux, c’est logique : dès que l’on se sent critiqué·e ou incompris·e, notre organisme passe en mode défense. Le rythme cardiaque s’accélère, les muscles se tendent, et il devient impossible d’écouter l’autre sereinement. Chacun parle alors depuis sa colère, sa peur ou sa blessure, et non depuis son cœur.


Ce qui se joue derrière les mots

La difficulté de communication dans le couple ne vient pas seulement de “mal s’exprimer”. Elle touche des parts intérieures plus profondes :

  • une part qui a peur d’être rejetée,
  • une part qui cherche à contrôler pour se protéger,
  • une part qui se sent coupable ou jamais à la hauteur.

Quand ces parts ne sont pas reconnues, elles s’expriment à travers les disputes, les silences ou les reproches. Comprendre ce qui se cache derrière les mots permet déjà de transformer le dialogue.

Les neurosciences le prouvent
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Mieux communiquer dans son couple repose d’abord sur la régulation du système nerveux, pas sur les mots.
Les recherches en neurosciences affectives et relationnelles montrent que, lorsque le système nerveux est en hyper-activation (stress, peur de perdre l’autre, colère) ou en hypo-activation (retrait, sidération, fermeture), le cerveau bascule en mode survie.
Dans cet état, les zones impliquées dans l’écoute, l’empathie et la nuance diminuent fortement leur activité, tandis que les circuits de défense prennent le relais.

Résultat
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on parle plus fort, on se justifie, on attaque ou on se tait… mais on ne se comprend plus.
Les études sur l’attachement et la relation de couple montrent aussi que le cerveau perçoit un conflit non réparé comme une menace relationnelle, activant les mêmes réseaux neuronaux que le danger physique.
Ce n’est donc pas un manque d’amour, mais une réaction neurobiologique automatique.
À l’inverse, lorsque le corps se sent en sécurité :
le système nerveux s’apaise,
l’accès à la réflexion et à l’empathie se réouvre,
la communication devient plus claire, plus posée, plus ajustée.
La qualité de la communication dépend directement du niveau de sécurité intérieure et relationnelle.
Réguler le corps précède toujours la résolution des conflits.

Une autre manière de communiquer

Dans mes accompagnements, j’invite chacun à ralentir et à écouter ce qui vit à l’intérieur avant de chercher à “convaincre” l’autre. Observer ses émotions, ses tensions corporelles, puis les mettre en mots simplement : « Quand tu dis cela, je me sens… ». Cette posture change tout : elle désamorce la défense et ouvre un espace de rencontre.

Les neurosciences confirment que lorsque nous sommes écoutés sans jugement, notre système nerveux s’apaise et notre cerveau retrouve sa capacité à réfléchir et à s’ouvrir. La communication devient alors un lieu de sécurité plutôt qu’un champ de bataille.


Un exercice simple pour le couple

  1. Choisissez un moment calme. L’un parle pendant 5 minutes de ce qu’il ressent, sans accusation.
  2. L’autre écoute sans interrompre, puis répète avec ses mots : « J’ai entendu que tu ressens… ».
  3. Inversez les rôles.

Cet exercice simple, basé sur l’écoute active, crée un espace où chacun peut se dire sans être jugé.

Peut-être que tu te reconnais ici

  • Tu te promets de communiquer plus calmement… et la discussion dérape quand même.
  • Tu expliques, tu répètes, tu argumentes, mais tu as l’impression de ne pas être entendu.
  • Tu alternes entre vouloir tout dire, te taire pour éviter le conflit, ou exploser après avoir trop encaissé.
  • Ton corps se tend dès qu’un sujet sensible arrive : nœud au ventre, gorge serrée, fatigue ou agitation.
  • Tu sais que le problème n’est pas seulement ce qui se dit, mais quelque chose de plus profond qui se rejoue.

Quand les mêmes conflits relationnels reviennent, malgré les efforts, les discussions et la bonne volonté, ce n’est pas un problème de communication. C’est le signe que le système nerveux prend la main sur la relation.

Si tu veux, tu peux voir comment j’accompagne ces situations concrètement.



Ce que je fais concrètement

Je m’appelle Caroline Gassy, j’accompagne des adultes qui se sentent coincés dans les mêmes tensions relationnelles, malgré leur sensibilité, leur lucidité et leurs efforts pour “faire mieux”.

Mon approche est somato-émotionnelle. Cela signifie que nous ne travaillons pas uniquement sur les “bons mots” à dire, mais sur ce qui se passe dans le corps au moment où la relation se charge : montée de stress, réflexe d’attaque, fermeture, retrait, adaptation excessive, besoin de contrôler ou peur d’être abandonné.

En séance, nous allons précisément à l’endroit où la réaction démarre : là où le corps se tend, où la voix change, où le cœur s’accélère, où une partie de toi veut se défendre ou se couper. C’est souvent là que la communication s’abîme, même avec de l’amour.

Le travail se fait progressivement, sans forcer, dans un cadre sécurisé. L’objectif n’est pas de “se maîtriser”, mais de permettre au système nerveux de retrouver de la souplesse et de la sécurité, pour que tu puisses rester en lien tout en restant toi.

Quand cet endroit change, la communication change aussi : plus de clarté, moins de réaction, plus de présence. Pas par effort. Par cohérence intérieure.



Comment se déroule une séance

Chaque séance commence par un temps d’échange pour identifier ce qui se rejoue dans tes relations : les sujets qui déclenchent, les moments où tu te perds, où tu te fermes, où tu attaques, où tu t’éteins, et ce que tu aurais besoin de pouvoir vivre à la place.

Ensuite, nous travaillons avec l’expérience vécue : sensations corporelles, émotions, mouvements internes, réactions de protection. Cela peut se faire assis en face à face, allongé, en mouvement ou en visio.

Tu restes toujours acteur de ce qui se passe. Rien n’est forcé. Tout se fait dans le respect de ton rythme et de ta capacité du moment, avec l’objectif de restaurer une sécurité intérieure suffisante pour pouvoir communiquer sans te suradapter ni te défendre.


Ce que les personnes observent avec le temps

    • moins de disputes automatiques et plus de réparation après un désaccord,

    • un corps qui se détend plus vite quand la discussion devient sensible,

    • une communication plus claire, plus simple, moins chargée,

    • des émotions plus lisibles et moins envahissantes dans le couple,

    • moins de contrôle, moins d’évitement, plus de stabilité intérieure,

    • une capacité retrouvée à poser des limites sans casser le lien.

Le changement n’est pas instantané, mais il est réel et durable, car il s’appuie sur une transformation du fonctionnement intérieur : là où la relation se charge, là où le corps réagit, là où tout part trop vite.


Prendre rendez-vous

Si tu sens que tu tournes en rond dans tes relations et que tu veux un accompagnement sérieux, incarné et respectueux, tu peux réserver une première séance découverte, mes disponibilités ici 

Sylvie – 42 ans

« Je suis arrivée avec beaucoup de tension et une impression de marcher sur des œufs dans mon couple.
Dès la première séance, j’ai compris que ce n’était pas un manque d’amour, mais un système intérieur en alerte.

Caroline m’a aidée à repérer exactement où ça démarrait dans mon corps, et à retrouver assez de sécurité pour parler sans me crisper ni me fermer.

Avec le temps, j’ai senti plus de calme, plus de clarté, et surtout une capacité nouvelle à rester en lien même quand c’est sensible.
Aujourd’hui, je me sens plus stable, plus alignée, et mes échanges sont moins épuisants. »


Catégories : Thérapie Bordeaux