Émotions : comment se libérer quand elles deviennent trop lourdes ?

Quand les émotions débordent

Il arrive à chacun de se sentir envahi : une colère qui explose sans prévenir, une tristesse qui semble sans fond, une peur qui paralyse, une culpabilité qui colle à la peau.
Dans ces moments-là, on a l’impression que l’émotion prend toute la place, qu’elle dicte nos réactions, nos pensées, nos relations.

Beaucoup essaient de se contrôler pour ne rien montrer. D’autres enferment leurs émotions jusqu’à ce qu’elles éclatent. Mais une chose est certaine : les émotions que l’on tente de fuir reviennent toujours.

Si tu recherches se libérer des émotions, gérer ses émotions ou maîtriser ses émotions, c’est souvent parce que quelque chose déborde à l’intérieur. Des émotions trop fortes, trop présentes, ou au contraire bloquées, difficiles à comprendre et encore plus à apaiser.

Certaines personnes parlent de vagues émotionnelles incontrôlables, d’autres d’une tension permanente, d’irritabilité, de tristesse, de colère contenue, d’angoisse, ou d’une sensation d’être coupé de ses ressentis. Qu’elles soient envahissantes ou absentes, les émotions finissent par peser sur le corps, les relations et le quotidien.

Beaucoup se demandent alors :
comment gérer ses émotions ?
comment se libérer d’un blocage émotionnel ?
pourquoi je n’arrive pas à maîtriser mes émotions malgré mes efforts ?


Gérer ses émotions ne signifie pas les contrôler

Contrairement à ce que l’on entend souvent, maîtriser ses émotions ne veut pas dire les étouffer, les contrôler ou les faire disparaître. Les émotions sont des réponses automatiques du système nerveux. Elles apparaissent avant toute réflexion consciente.

Lorsque les émotions deviennent trop intenses ou incontrôlables, ce n’est pas un manque de maturité ou de volonté. C’est souvent le signe que le système est surchargé, insécurisé ou bloqué dans certaines réponses automatiques.

Chercher uniquement à “bien réagir” ou à “prendre sur soi” renforce parfois la tension au lieu de la soulager.

Ce que l’on apprend depuis l’enfance

Dès les premières années, chacun reçoit des injonctions :

  • un enfant doit rester sage,
  • un homme ne doit pas pleurer,
  • une femme doit garder le contrôle.

Ces croyances façonnent nos façons de réagir. Alors, adulte, nous nous racontons que “ce n’est pas si grave”, nous nous réfugions dans le travail, la nourriture, l’alcool, la cigarette, parfois même la sexualité ou les écrans pour anesthésier ce qui bouillonne. On serre les dents, on évite ce qui fait peur, on se raisonne en boucle pour ne pas sentir.

Ces stratégies permettent de tenir… mais elles ne libèrent pas. Les émotions reviennent comme des élastiques : plus on les étire, plus elles frappent fort. Elles s’impriment alors dans le corps sous forme de fatigue, d’insomnie, de douleurs récurrentes, de troubles digestifs ou d’anxiété persistante.

Emotions : ce que prouvent les neurosciences
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Les recherches récentes en neurosciences montrent que les émotions sont des processus neuro-somatiques intégrés, impliquant simultanément le cerveau, le système nerveux autonome et la régulation hormonale. Elles émergent en lien direct avec la perception de sécurité, d’attachement et d’adaptation à l’environnement.
Les circuits émotionnels, notamment ceux impliquant l’amygdale, l’hypothalamus et les réseaux autonomes, participent à l’activation rapide des réponses émotionnelles. Ces réponses mobilisent des médiateurs neurochimiques comme le cortisol, la noradrénaline, la dopamine, la sérotonine et l’ocytocine, qui influencent l’intensité émotionnelle, l’élan, la motivation et la stabilité interne.
Les données actuelles montrent que lorsque ces réponses se répètent ou se figent, elles s’inscrivent dans des patterns neurophysiologiques durables, intégrant le corps, les sensations et les états émotionnels. La régulation émotionnelle repose alors sur la capacité du système à réorganiser ces boucles, en lien avec le corps, le rythme et les signaux de sécurité internes.

Les émotions, des parts de nous qui parlent

Les émotions sont des expressions de différentes parts de nous. Elles portent des informations précises sur notre état interne et sur notre capacité à nous ajuster à ce que nous vivons. Elles ne signalent pas seulement un inconfort, mais indiquent aussi où nous en sommes dans un processus.

La colère est la voix d’une part protectrice. Elle informe qu’une limite a été franchie et mobilise l’énergie nécessaire pour se repositionner et restaurer un cadre.

La peur exprime une part attentive à la sécurité. Elle oriente la vigilance et soutient l’adaptation face à l’incertitude ou à un environnement perçu comme instable.

La tristesse apparaît lorsque le système commence à intégrer une perte, un changement ou une transition. Elle indique que quelque chose peut être reconnu, laissé derrière ou transformé. Cette émotion accompagne le relâchement d’un attachement ou d’une attente, et signale une disponibilité interne à passer à une autre étape, à condition qu’elle puisse être vécue sans être interrompue.

La honte et la culpabilité font entendre des parts construites dans le lien social. Elles informent sur les normes, les valeurs et les repères relationnels intériorisés, et participent aux ajustements dans les relations.

Lorsque ces parts ne sont pas écoutées, l’émotion s’intensifie ou se fige. Lorsqu’elles sont reconnues dans leur fonction, leur message s’apaise et leur énergie devient disponible pour l’adaptation, la clarté et le mouvement.


Une autre manière de se relier à ses émotions

Mon accompagnement vous invite à ne plus voir vos émotions comme des ennemies à combattre, mais comme des messagères. Nous apprenons ensemble à écouter ce que le corps exprime, à reconnaître les parts de vous qui se manifestent et à comprendre ce qu’elles protègent ou réclament.

C’est un chemin à la fois corporel et intérieur. En régulant votre système nerveux, en mettant plus de conscience sur vos ressentis, vous découvrez que vos émotions ne sont plus une menace, mais une boussole.


Un exercice pour commencer dès maintenant

La prochaine fois qu’une émotion surgit avec intensité, prenez un instant.
Posez une main sur votre ventre et demandez-vous :

“Quelle part de moi s’exprime en ce moment ? Que cherche-t-elle à protéger /anticiper ? De quoi a-t-elle besoin pour se sentir entendue ?”

Vous verrez peut-être que ce n’est pas “toute vous” qui est en colère, triste ou anxieux, mais seulement une part de vous qui cherche à être reconnue. Rien que ce geste peut transformer la manière dont vous traversez vos émotions.

Si tu veux, tu peux voir comment je t’accompagne concrètement

Pourquoi certaines émotions restent bloquées ?

Les blocages émotionnels apparaissent souvent lorsque certaines émotions n’ont pas pu être exprimées, ressenties ou intégrées à un moment donné : peur, tristesse, colère, honte, culpabilité.

Le corps apprend alors à retenir, à couper ou à contenir. Sur le moment, cela permet de survivre ou de continuer à fonctionner. Mais à long terme, ces émotions non intégrées peuvent ressortir sous forme de fatigue, de tensions, de réactions disproportionnées ou de mal-être diffus.

Se libérer des émotions ne consiste donc pas à “vider” quelque chose, mais à permettre au système de retrouver une capacité de mouvement émotionnel.


Pourquoi se faire aider par un professionnel des émotions ?

Je suis Caroline Gassy, thérapeute à Bordeaux. J’accompagne des adultes qui cherchent à se libérer de leurs émotions, à mieux les réguler, et à ne plus être prisonniers de réactions émotionnelles répétitives.

Je propose une approche somato-émotionnelle, efficace pour travailler avec les émotions sans les forcer ni les contrôler. L’objectif n’est pas de maîtriser les émotions par le mental, mais d’aider le système nerveux à retrouver une capacité naturelle de régulation.

En séance, nous travaillons avec ce qui est là : sensations corporelles, émotions, tensions, réflexes de protection. Le travail se fait progressivement, dans un cadre sécurisé, en respectant le rythme du corps.

Cette approche permet de transformer en profondeur les mécanismes émotionnels, pour éviter de reproduire les mêmes schémas émotionnels dans la durée.


Les personnes que j’accompagne réalisent progressivement qu’elles ne sont plus gouvernées par leurs réactions automatiques.
Elles apprennent à se relier à elles-mêmes autrement :
poser une limite sans s’effondrer, accueillir leur tristesse sans s’y perdre, reconnaître leurs peurs sans leur obéir.

Avec le temps, elles décrivent :

  • un sommeil plus apaisé,
  • une énergie moins fluctuante,
  • des relations plus claires et plus simples,
  • une stabilité émotionnelle retrouvée,
  • et une confiance nouvelle dans leur manière d’habiter leur vie.

Caroline Gassy vous accueille à Bordeaux, dans un cadre calme et sécurisant, pensé pour offrir un véritable espace d’écoute et de régulation.
Elle reçoit également des personnes venant de Latresne, Carignan-de-Bordeaux, Saint-Caprais-de-Bordeaux, Sallebœuf, Quinsac, Izon, Saint-Sulpice-et-Cameyrac et des communes voisines.
Et si vous êtes plus loin, elle propose également des séances en visio.


Claire – 39 ans

« J’étais souvent submergée par mes émotions. Je passais de la colère à la tristesse sans comprendre ce qui se jouait en moi. J’avais l’impression de devoir constamment me contrôler pour ne pas déborder.
En séance, j’ai découvert une autre manière d’écouter ce qui se passait dans mon corps. Petit à petit, mes émotions sont devenues plus lisibles. Je ne les subis plus, je les comprends et je peux m’appuyer sur elles pour faire des choix plus justes. »


Quentin – 32 ans

« Diagnostiqué neuroatypique, j’avais appris à couper mes émotions pour tenir. Je fonctionnais, mais avec une tension permanente et une grande fatigue intérieure.
L’accompagnement m’a permis de reconnecter avec mes ressentis sans être envahi. J’ai compris que mes émotions n’étaient pas un problème à gérer, mais des messages à écouter. Aujourd’hui, je me sens plus stable, plus présent, et beaucoup moins en lutte avec moi-même. »