Comment calmer une crise d’angoisse ?

Comment calmer une crise d’angoisse ?
Comment reconnaitre une crise d’angoisse ?
Une crise d’angoisse ne prévient pas toujours. Parfois elle arrive en pleine journée, parfois la nuit, parfois juste après un moment pourtant banal. Au début, tu ne te dis pas “je fais une crise”. Tu sens surtout que quelque chose se referme à l’intérieur, que le corps accélère, que l’air ne passe pas comme d’habitude, et que ton mental commence à chercher une explication, vite.
Le cœur s’emballe. La poitrine serre. La gorge se contracte. Les mains picotent. La chaleur monte ou au contraire tu frissonnes. Tu as l’impression que tu vas t’évanouir, perdre le contrôle, faire une crise cardiaque, devenir fou, ou ne jamais réussir à redescendre. Et plus tu veux stopper ce qui se passe, plus le système s’emballe, parce que le corps lit ton effort comme un signal de danger supplémentaire.
Alors tu fais ce que beaucoup font à cet endroit-là.
Tu cherches à comprendre ce qui t’arrive, tu analyses, tu te demandes ce qui ne va pas, tu veux trouver la cause, tu passes ton esprit en revue, tu cherches une méthode rapide, une phrase qui va te rassurer, une technique qui va couper l’angoisse net.
Sur les réseaux, certains conseils reviennent : respirer, se calmer, se détendre, “penser à autre chose”. Tu essaies. Parfois ça aide un peu. Parfois ça ne prend pas. Et quand ça ne prend pas, tu te dis que tu fais mal, que tu n’y arriveras jamais, et l’angoisse gagne encore du terrain.
Avec le temps, tu repères des schémas : la crise arrive après une période de stress, après une surcharge, après une tension relationnelle, quand tu te sens coincé, quand tu t’es trop adapté, quand tu as tenu trop longtemps. Tu comprends peut-être même très bien ton fonctionnement. Et malgré cette lucidité, quand la crise démarre, le corps part en mode survie.
À cet endroit-là, ce n’est pas une question de volonté. C’est une activation automatique du système nerveux, et l’objectif n’est pas de “se contrôler”, mais de guider ton corps vers un signal concret de sécurité, assez simple pour être accessible même quand tout monte.
Les stratégies pour “faire taire” l’angoisse
Pour tenter de gérer, on essaie souvent de :
- se distraire avec les écrans ou le travail,
- contrôler ses pensées en cherchant des explications,
- prendre des calmants ou des somnifères,
- éviter les situations qui déclenchent l’angoisse,
- demander sans cesse l’avis ou la présence des autres.
Ces solutions aident parfois à court terme, mais elles entretiennent aussi le cercle : plus on cherche à fuir l’angoisse, plus elle revient
Un 1er exercice pour traverser une crise d’angoisse
La prochaine fois que vous sentez l’angoisse monter :
- Posez vos mains contre votre poitrine.
- Fermez les yeux quelques secondes et remarquez simplement les battements de votre cœur.
- Dites intérieurement : “Je t’entends, je suis là.”
Cet instant ne fait pas disparaître l’angoisse d’un coup, mais il change votre position intérieure : vous n’êtes plus submergée, vous redevenez actrice de ce qui se passe.
| Ce que la science prouve sur les crises d’angoisse —————————- Les recherches en neurosciences affectives et en psychophysiologie montrent qu’une crise d’angoisse correspond à une activation intense du système nerveux autonome, en particulier des circuits de détection de menace. Le corps se met en état d’alerte maximale : accélération du rythme cardiaque, respiration modifiée, tension musculaire, sensations de danger imminent, alors même qu’aucune menace objective n’est présente. Dans ces moments d’hyperactivation, l’activité des régions cérébrales impliquées dans l’analyse rationnelle et le contrôle volontaire diminue, tandis que les circuits de survie prennent le relais. C’est pourquoi tenter de “se raisonner” ou de lutter mentalement contre la crise est souvent inefficace, voire amplifie l’angoisse. La diminution de l’intensité passe principalement par des signaux corporels de sécurité capables d’informer le système nerveux que le danger est absent et que l’activation peut redescendre. |
Comment calmer une crise d’angoisse, concrètement
Voici une manière simple, corporelle et réaliste de traverser une crise. L’idée n’est pas de faire “parfait”. L’idée est de donner au corps des informations stables, répétées, qui lui permettent de redescendre.
1) Reviens à l’orientation.
Tourne doucement la tête et laisse tes yeux se poser sur trois choses très concrètes autour de toi. Pas pour te distraire, mais pour informer ton système : “Je suis ici, maintenant, je vois.”
2) Cherche tes appuis.
Si tu es assis, sens la chaise sous toi. Si tu es debout, sens le poids dans tes pieds. Sans forcer, laisse la gravité faire une partie du travail. Si tu peux, presse légèrement tes pieds dans le sol pendant 3 secondes, relâche, recommence.
3) Donne un cadre au souffle, sans le contrôler.
Tu n’as pas besoin de “respirer profondément”. Tu peux simplement allonger l’expiration, même un tout petit peu : inspire comme tu peux, puis laisse sortir l’air plus longtemps, comme si tu faisais de la buée sur une vitre, bouche entrouverte. Deux ou trois cycles suffisent parfois à changer le signal interne.
4) Ajoute un contact simple.
Pose une main sur la poitrine, ou sur le ventre, ou tiens un objet froid, ou enveloppe-toi dans un tissu. Le contact n’est pas un détail : c’est une information de sécurité pour le système.
5) Réduis la lutte.
Au lieu de te dire “il faut que ça s’arrête”, essaie une phrase courte, réaliste : “Mon corps s’active, et ça va redescendre.” Le but n’est pas de se convaincre, le but est de ne pas ajouter une seconde couche de peur.
Peut-être que tu te reconnais ici
- Tu as déjà essayé de te calmer, mais quand ça monte, tu perds tes moyens.
- Tu as peur que la crise revienne, et cette peur te maintient en alerte.
- Ton corps te fait peur : cœur, respiration, vertiges, tremblements, chaleur, engourdissements.
- Tu comprends beaucoup de choses, mais tu voudrais enfin retrouver une stabilité concrète.
- Tu sens que ce n’est pas “juste dans ta tête”, que c’est ton système qui s’emballe.
Quand les crises reviennent, l’enjeu devient souvent double : apprendre à redescendre quand ça monte, et travailler en profondeur sur le terrain de fond qui rend ton système plus réactif, pour que l’intensité et la fréquence diminuent réellement.
Si tu veux, tu peux voir comment j’accompagne les crises d’angoisse et l’hypervigilance, étape par étape.
Ce que je fais concrètement
Je m’appelle Caroline Gassy, j’accompagne des adultes dont le système nerveux s’emballe : crises d’angoisse, hypervigilance, fatigue nerveuse, réactions automatiques, et peur que “ça recommence”.
Mon approche est neuro – somatique. Cela signifie que nous travaillons avec le corps et le système nerveux, pour que ton système retrouve de la sécurité et de la marge.
En séance, on repère précisément comment la crise démarre, quels signaux la précèdent, ce qui l’alimente, et comment introduire des appuis internes qui permettent au corps de redescendre plus vite, puis de devenir globalement moins réactif.
Le travail se fait progressivement, dans le respect de ton rythme, sans te pousser dans l’intensité. L’objectif est de restaurer une stabilité durable, pas de te “désensibiliser” à la force.
Quand le système change, la vie quotidienne change aussi : moins de peur, plus de présence, des décisions plus simples, une relation différente à tes sensations.
Comment se déroule une séance
Chaque séance commence par un temps d’échange pour poser ton contexte actuel, la fréquence des crises, ce qui les déclenche, et ce que tu veux retrouver dans ta vie : dormir, conduire, travailler, sortir, être en lien, sans peur permanente.
Ensuite, nous travaillons avec l’expérience vécue : sensations, rythme, appuis, orientation, micro-ajustements, ressources, et construction d’une sécurité interne plus stable. Cela peut se faire assis, allongé, en mouvement ou en visio.
Tu restes toujours acteur de ce qui se passe. Rien n’est imposé. Tout se fait dans le respect de ta capacité du moment, avec une progression qui consolide, séance après séance.
Ce que les personnes observent avec le temps
- des crises moins fréquentes,
- une intensité qui diminue quand ça monte,
- un retour au calme plus rapide,
- moins d’hypervigilance au quotidien,
- un sommeil plus stable,
- une relation plus apaisée aux sensations corporelles.
Le changement n’est pas instantané, mais il devient durable quand il s’appuie sur une transformation du terrain : sécurité interne, régulation, et capacité à traverser les activations sans s’effondrer ni lutter.
Prendre rendez-vous
Si tu veux un cadre sérieux et respectueux pour sortir du cycle “peur de la peur”, et restaurer une stabilité concrète, tu peux réserver une première séance.

Sylvie – 42 ans
« Je suis arrivée avec beaucoup de tension, de fatigue et une peur permanente que ça recommence.
Dès la première séance, j’ai senti que mon corps pouvait enfin redescendre.Caroline m’a aidée à retrouver des appuis concrets, sans me pousser, et à comprendre comment mon système s’activait.
Petit à petit, j’ai retrouvé un sommeil plus paisible et surtout une sécurité intérieure plus stable.
Aujourd’hui, je me sens plus libre de vivre sans être en vigilance constante. »
Élise – 36 ans
« J’avais l’impression que mon corps me trahissait : cœur qui s’emballe, vertiges, respiration difficile.
En séance, j’ai appris à lire ces signaux autrement et à ne plus rajouter de peur.Ce travail m’a aidée à retrouver de la stabilité au quotidien, et une vraie confiance dans ma capacité à traverser ce qui monte. »
Laurent – 29 ans
« J’avais des crises d’angoisse qui me coupaient du quotidien, et j’avais peur de sortir ou de conduire.
Avec l’approche somato-émotionnelle, j’ai compris comment mon système partait en alerte, et surtout comment l’aider à redescendre.Les crises se sont espacées, puis l’intensité a diminué. Aujourd’hui, je me sens beaucoup plus stable. »
Où me trouver ?
Je vous accueille à Bordeaux, dans un cadre calme et sécurisant, sur Bordeaux Rive Droite, Bastide.
J’accompagne également les personnes vivant à Ambarès-et-Lagrave, Artigues-près-Bordeaux, Montussan, Pompignac, Tabanac, Saint-André-de-Cubzac, Vayres et dans les communes voisines.
Et pour celles qui habitent plus loin, les séances sont possibles en visio.
Séances individuelles – adultes
Bordeaux Rive Droite · Visio possible